

Yussef, un Palestinien de douze ans, est un enfant de l'Intifada : alors que son père est en prison et son frère fugitif de l'armée israélienne, il vit seul avec sa mère et sa sœur. Même si sa vie est constamment marquée par la violence, il vit dans son imaginaire, s'échappant souvent des camps de réfugiés vers la campagne de Gaza. Un jour, alors qu'il chasse aux oiseaux, il devient le héros d'un conte des temps modernes : il tombe amoureux d'Aïda, une jeune gitane qui est la "chef" d'un groupe d'enfants. Pour l'épouser, Yussef doit d'abord retrouver les trois bijoux manquants d'un collier familial, ramenés d'Amérique du Sud par le grand-père de la jeune fille.
Comment Yussef peut-il atteindre un continent aussi lointain ? Sa quête, tissée dans le quotidien des habitants de Gaza, le conduira à sa mort et par la même occasion à sa résurrection grâce à un vieux sage qui lui récite les mots énigmatiques inscrits sur un manuscrit que Yussef doit d'abord retrouver puis jeter dans un puits du désert... C'est ainsi que Yussef découvre non seulement les trois joyaux mais aussi la vie et son sens.

Elle est originaire de Galilée, lui de Cisjordanie. Ces deux Palestiniens se sont rencontrés au début des années 70 à Jérusalem et se sont aimés brièvement. Il a ensuite été condamné à vie par les Israéliens pour un acte de résistance, elle est partie pour les USA, pleine d’amertume et de déception. Une quinzaine d’années plus tard, au cœur de la première Intifada, ils se retrouvent et leur passion se rallume.
Cette histoire d’amour est traversée par la réalité de la révolte palestinienne qui est filmée sous forme de reportage, aux frontières de la fiction, du document et du récit, de la violence et de la poésie. Tous deux se racontent, s’aiment et comblent les manques créés par leur amour inachevé.

Depuis quatre mois, les lois martiales sont instaurées dans un village arabe palestinien suite à de violentes manifestations. Le Moukhtar, chef du village, prie le Gouverneur militaire israélien de l’autoriser à marier son fils en grande pompe, et donc d’interrompre le couvre-feu momentanément. Le militaire est tenté de refuser, craignant que la noce ne se transforme en manifestation politique, mais il accepte à condition que toute la fête se termine en 24 heures, et que lui et ses officiers soient présents comme invités d’honneur. Le vieux s’incline, car lors des fêtes, mariages ou deuils, même l’ennemi doit être toléré.
Au village, le Moukhtar essaye de convaincre tout le monde : les habitants réagissent différemment à cette invitation. Il doit alors les rallier à sa décision : ils doivent soutenir son rêve. Noce en Galilée est l’histoire d’un défi au cours duquel deux dieux – au sens tragique du terme – vont s’affronter : le Gouverneur, détenteur du pouvoir militaire et le Moukhtar, détenteur du pouvoir patriarcal. Chacun cherchant à être maître du destin, les deux hommes vont échouer, laissant pour seul vainqueur le peuple, les gens simples du quotidien.
Chaque personnage du film rêve d’atteindre un but, mais en vain. Tout naît pour mourir. Seule réalité : l’échec du marié, d’où va naître en fait un profond amour. Car si la vie et le quotidien sont bien réels, la politique et la religion sont des mythes. Et la Palestine est un pays mythique par excellence. Noce en Galilée cherche à réunir mythe et réalité en une poétisation du réel : une synthèse de l’image, du son, des rythmes, des états d’âme, des paysages qui se conjuguent pour porter un message de liberté.

Elle est originaire de Galilée, lui de Cisjordanie. Ces deux Palestiniens se sont rencontrés au début des années 70 à Jérusalem et se sont aimés brièvement. Il a ensuite été condamné à vie par les Israéliens pour un acte de résistance, elle est partie pour les USA, pleine d’amertume et de déception. Une quinzaine d’années plus tard, au cœur de la première Intifada, ils se retrouvent et leur passion se rallume.
Cette histoire d’amour est traversée par la réalité de la révolte palestinienne qui est filmée sous forme de reportage, aux frontières de la fiction, du document et du récit, de la violence et de la poésie. Tous deux se racontent, s’aiment et comblent les manques créés par leur amour inachevé.

La route 181 offre une vision insolite des habitants de Palestine-Israël, une vision commune d'un Palestinien et d'un Israélien. Durant plus d'un an, Michel Khleifi et Eyal Sivan se consacrent à la production de ce qu'ils considèrent comme un acte de foi cinématographique : un film co-réalisé par un Palestinien et par un Israélien. À l'été 2002, pendant deux longs mois, ils voyagent ensemble du sud au nord de leur pays natal, tracent leur trajectoire sur une carte et l'appellent « route 181 ». Cette ligne virtuelle suit les frontières définies dans la résolution 181, qui a été adoptée par les Nations Unies le 29 novembre 1947 pour diviser la Palestine en deux États.
Au fil de cette route, ils rencontrent des femmes et des hommes, israéliens et palestiniens, jeunes et moins jeunes, civils et militaires, les filmant dans leur quotidien. Chacun de ces personnages a sa manière d'évoquer les frontières qui les séparent de leurs voisins : béton, barbelés, cynisme, humour, indifférence, méfiance, agressivité… Des frontières se sont construites sur les collines et dans les plaines, sur les montagnes et dans les vallées mais surtout à l'intérieur des esprits et des âmes de ces deux peuples et dans l'inconscient collectif des deux sociétés. Avec Route 181 : Fragments d'un voyage en Palestine-Israël, Michel Khleifi et Eyal Sivan nous entraînent dans un voyage dépaysant à travers ce minuscule territoire aux vastes ramifications.